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Le secteur viticole concerné par la RSE

Le secteur viticole est mûr pour jouer la carte de la RSE

Les attentes des consommateurs sont au rendez-vous

Longtemps il y a eu cette idée reçue selon laquelle un vin bio n’était pas forcément bon. C’est vrai, naturellement, comme pour tout produit alimentaire – mais l’engagement de domaines prestigieux montre que cette idée est désormais derrière nous, et que l’engagement environnemental peut être mis en œuvre pour aller plus loin dans la qualité…  Et cela rejoint les attentes des consommateurs. Selon une étude de Greenflex, pour 53% d’entre eux en France, consommer responsable, c’est consommer autrement : des produits éco-labellisés, certifiés, éthiques, locaux, moins polluants. Plus de la moitié des consommateurs utilisent d’ailleurs les labels et les certifications pour s’assurer du caractère réellement durable d’un produit. Cela s’applique aussi aux consommateurs de vin : en témoigne par exemple la croissance forte de la consommation [1] de vin bio qui représente aujourd’hui 792 millions d’euros en France contre 670 millions d’euros en 2015 [2].

Les atouts du secteur sont nombreux

Clairement, le secteur - dont le discours de qualité est historiquement fondé sur le respect des caractéristiques des terroirs, a une carte à jouer avec la RSE. D’abord parce que les démarches environnementales proactives s’inscrivent dans la recherche d’une qualité plus globale : ce n’est pas un hasard si le Domaine de la Romanée Conti, dans sa quête de la plus haute qualité possible, est passé en bio dès 1985 puis en biodynamie en 2007.

Et il y a d’autres enjeux RSE qui peuvent s’avérer très intéressants pour le “story-telling” des vins : la dimension de contribution économique au territoire d’implantation sur le volet social par exemple (création d’emplois et de richesses via l’exportation), la dimension liée à l’impact environnemental des transports, celle liée au sourcing des matériaux utilisés pour les fûts ou les bouchons, etc.

 

Du less bad au more good : la contribution positive du vin

Les démarches RSE dans les entreprises ont évolué ces dernières années, passant d’une approche « less bad », visant à minimiser les impacts négatifs de l’activité (diminution des consommations d’eau ou d’énergie, des déchets, etc) à une approche  « more good », visant un impact positif sur la société ou l’environnement (transformation et labellisation des produits ou services, nouveaux modèles économiques plus vertueux, etc.). C’est ce que nous appelons chez Utopies la RSE 2.0.

Dans le domaine vinicole, de nombreuses exploitations font déjà le pari d’un engagement « more good » global, tant dans les modes de production utilisés que dans la limitation des impacts environnementaux de leurs installations ou la mise en place de relations durables avec leurs parties prenantes. Certains acteurs du secteur optent même pour des choix radicaux qui transforment 100% de leur offre, tout en liant explicitement développement durable et opportunités de business. Ainsi, le comté de Sonoma en Californie s’est engagé en 2015 à devenir le premier territoire 100% responsable en matière de vin d’ici 2019.

 

Au final, il y a urgence à changer de paradigme

La majorité des consommateurs ne verraient pas de problème à ce que 3/4 des marques qui font notre quotidien disparaissent demain [3]. A contrario, les chiffres montrent que les marques « positives », celles qui ont un engagement total en matière de développement durable et l’intègrent pleinement à leur positionnement et leurs actions, ont une meilleure perception consommateurs que leurs concurrentes… y compris sur des critères « business » classiques. Le secteur du vin et des spiritueux, s’il a ses spécificités, doit pouvoir lui aussi se sentir concerné par ce défi. D’ailleurs, un nombre croissant  d’exploitations l’ont bien compris et ont déjà pris le tournant d’une production et d’une gestion plus durables de leurs vignobles. D’autres modifient leur offre pour proposer des vins bio, voire véganes… Autant de voies pour rendre plus vertueux le secteur du vin.

 

 

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Elisabeth Laville est la fondatrice et directrice d’UTOPIES, cabinet de conseil leader en France dans l’intégration du développement durable aux stratégies business. Depuis sa création en 1993, UTOPIES a pour mission d’ouvrir de nouvelles voies et d’inciter les entreprises à intégrer les enjeux sociaux et environnementaux au cœur de leur stratégie et de leur démarche d’innovation.

[1] Consommation à domicile

[2] Selon l’Ademe

[3] Meaningful Brand Havas